13 février 2012

Premiers pas

J'étais partie pour poster tout ce que je regrettais de Nantes. Puis je me suis dit que ça ne rimait pas à grand chose, que ça n'allait pas faire avancer le schmilblick. Faut que j'aille de l'avant, bordayl!
Je l'ai laissé en brouillon, ça m'a juste permis de me défouler. 
Je n'arrache pas la page Naoned car j'espère y revenir un jour ou du moins dans une ville énergique et en effervescence. Kemper est une ville qui fait dodo de bonne heure et qu'il ne faut pas trop bousculer. Doucement la journée, pas trop fort le soir. J'ai vu des bars quasiment vides un samedi soir. Mais d'autres bondés. Tous, fermant les volets vers 00h30, 1h. Tristesse dans mon cœur. Ici, le concept de rue de la soif n'existe pas. Cela me semble incroyable après avoir vécu dans des villes étudiantes. Et il est hors de question que je continue à prendre la voiture pour sortir boire un verre, car malheureusement, je n'ai jamais pris l'habitude de me restreindre. 
Cela fait deux fois que je vois Fanie, Rina et les autres. Et ça va mieux. La première fois, comme toutes les premières fois, a été maladroite, faite de longs silences, de blancs peu inspirants et de regards légèrement fuyants. Le niveau des échanges reste superficiel, les points d'affinités et les atomes crochus sont encore à déterminer. On n'ose pas trop charrier. On joue nerveusement avec son verre. Pour ma part, j'ai assumé tout simplement que je débarquais au bout de la terre avec un cercle à reconstruire. J'ai assumé ma méconnaissance des lieux et ma solitude. Je ne me suis pas vendue ou montrée sous mon meilleur jour. Mais juste sous mon jour point. J'étais et je suis toujours dans l'esprit que ça passe ou ça casse. Peut-être parce que je ne me sens pas tout à fait installée ici. Je ne suis pas posée, ni confinée dans une case. Je serais presque sur le départ ou sur le point de. Il y avait les purs autochtones, les retours-au-bercail et le quota sudiste venu se perdre comme moi pour le travail. Apparemment, le quartier idéal pour habiter est en fonction de ce que tu souhaites. Réponse vaseuse. J'ai eu l'impression de marcher sur des œufs. 
La deuxième fois a été plus détendue pour tout le monde. Mais reste encore fragile et incertaine. Les affinités et les préférences se font déjà. Les vannes ont fusé. J'ai bien aimé la fausse rageuse qui râlait sur la Saint-Valentin. Elle m'a fait pensé à mon moi de 2007. J'étais comme elle hier et aujourd'hui, ça me passe largement au-dessus. Jean-Robert y est peut-être pour quelque chose.  
Le temps me dira s'il faudra en tirer quoique ce soit d'intéressant ou si tout ceci n'aura été qu'une bonne humeur éphémère. J'ai bien compris qu'ici, il fallait du temps pour être pleinement intégré. Patience.


Cap Coz

4 commentaires:

  1. Pas de Rue de la Soif ??? Mais comment font-ils ?!

    Non mais je comprends totalement ce que t'écris sur ta nouvelle ville, même si la mienne a une Rue de la Soif. C'est un sentiment étrange quand on arrive, l'impression d'arriver au milieu d'un truc et c'est pas toujours simple.

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  2. Bon, j'espère que ça finira par passer, et que tu parviendras à trouver tes marques dans cette ville, enfin, si c'est ce que tu veux, en tout cas.

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  3. Je connaissais Paris, mais je n'arrête pas de me perdre, d'être gourde dans les saladeries où je n'ai pas mes repères, de tourner 30 fois autour d'un rond point sans trouver la rue que je cherche... c'est assez énervant, voire très, de se sentir aussi perdu quand on ne l'était pas avant... Mais j'essaye de ne pas me dire " ça me manque " en pensant à Lyon. Il faut savoir profiter de la chance quand elle nous sourit ! Tu sembles très bien y arriver !

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  4. @ Gaby: à vrai dire, ils marchent et se déplacent d'un bar à l'autre en n'hésitant pas à traverser de part et d'autre le centre-ville. Certains faisaient des private joke sur les lieux qu'il fallait éviter et n'expliquaient pas toujours.

    @ Amy: oui, je souhaite trouver mes repères dans cette ville, malgré tout.

    @ Camille: j'ai eu une phase de "je veux retourner à Naoned. Je veux partir d'ici!" mais ça va (un peu) mieux. D'autant que les beaux jours arrivent. D'ici un mois, tu auras trouvé tes marques, j'en suis sûre :-)

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